Sans Fers, c'est Mieux
 

L’entretien des chevaux pieds nus sur une base scientifique.

Pourquoi scientifique? Parce que la mise au point de l’entretien des chevaux pieds nus est l’aboutissement d’une démarche réfléchie : observation, théorisation, expérimentation.

Observation de la déformation progressive des pieds ferrés et des pathologies associées au ferrage, en particulier par KC LaPierre quand il était maréchal-ferrant ; observation des sabots « naturels » des chevaux libres aux Etats-Unis, par exemple par Jaime Jackson et Pete Ramey, maréchaux-ferrants eux aussi; comparaison de la structure interne des pieds ferrés et non ferrés -en particulier l’atrophie ou le développement du coussinet digital-, entre autres par la vétérinaire allemande Hiltrud Strasser et KC LaPierre… De ces observations est née la volonté de reproduire la forme d’un sabot « sauvage » grâce au parage – d’où l’appellation « parage naturel ».

Théorisation du fonctionnement du pied : quelles fonctions, quelles contraintes pour chaque élément du sabot, du pied, du squelette ? Pierre Enoff a ici largement contribué à la compréhension de la locomotion du cheval par son étude mécanistique, qui aboutit à des conclusions en opposition flagrante avec les concepts traditionnels (la paroi n’est pas l’élément porteur ; la fourchette est l’organe essentiel du sabot ; les talons doivent être bas). D’où une rationalisation des objectifs du parage : conserver un fonctionnement optimal du pied, mais aussi nettoyer les zones attaquées par les bactéries : c’est le « parage hygiénique ». Par ailleurs, tous s’accordent à reconnaître l’importance d’une approche holistique du cheval : pied, alimentation, environnement, mode de vie…

Expérimentation : la mise en pratique de cette théorie par le biais du parage a confirmé sa validité depuis longtemps, sur tous types d’équidés -chevaux lourds, poneys, ânes- et pour toutes activités : promenade et randonnée, bien sûr, mais aussi CSO et endurance. Elle a aussi permis de soigner seimes et fourmillières, et de sauver maints chevaux « naviculaires » ou fourbus de l’euthanasie…