On the Road Again…Again…Again…!!!

Eglise de Charros
L’eglise de Charros

Pas vraiment matinal le départ, ce matin: pour les filles comme pour nous, il faut (re)trouver les gestes de toilette et déjeuner, pliage et rangement du matériel, et sellage des chevaux. Avec en plus un rapide au revoir à tatie Éliette, et un arrêt chez le boulanger en passant.
Le soleil est au rendez-vous mais pas les chemins sur cette partie de l’itinéraire. Les bords de route dans les bois succèdent aux bords de route entre les prés clôturés, pas moyen d’y échapper. Et les quelques interventions de Nathalie pour changer le tracé de Tim afin de trouver des sentiers mentionnés sur la carte papier IGN —mais pas sur le GPS— se transforment en fiascos! Bref, la journée est longue et fastidieuse et l’humeur maussade. En plus, la bâche du bât est moins bien calée aujourd’hui et nous embête un peu. Heureusement, les filles ont la bonne idée de ne pas plomber davantage l’ambiance.
Nous arrivons enfin à Nègrepelisse, puis traversons l’Aveyron à Brioule, où nous campons au pied du pont. Pas de bol: il y a une pizzeria ambulante à côté du terrain, mais le stock de pâte est épuisé…

 

Les chevaux ont meilleur moral que nous! Nous surveillons attentivement les passages de sangle et les coudes, qui montrent chez Hévéa et Uristo de petites traces d’irritation.
Total distance: 31.93 km
Max elevation: 224 m
Min elevation: 88 m
Total climbing: 590 m
Total descent: -602 m
Total time: 10:00:39
Download file: 2018-04-17.gpx
Distance cumulée: 63 km

Du Calme

Petites traces de gelée blanche dans les champs autour de nous mais 7°C dans notre petit coin sous les pins. La nuit n’a pas été si mauvaise. Premier objectif de la journée: la visite de Mont-Louis, une des nombreuses citadelles conçues par Vauban pour défendre le Roussillon récemment acquis par Louis XIV.

 

La citadelle est restée terrain militaire, et nous avons pu voir les parachutistes à l’entraînement.

L’autre curiosité de Mont-Louis, c’est le four solaire, le premier à double réflexion, construit dans les années 50 et précurseur de celui d’Odeillo (construit en 1968, mis en service en 1970). Le four de Mont-Louis est encore opérationnel pour des démonstrations au public.

Deuxième objectif après Mont-Louis: le barrage des Bouillouses. Nous remontons donc temporairement le cours de la Têt: petit tunnel sous la D118,

barrage de la Salita, Pla de Barrès. Puis nous remontons une piste à travers la forêt jusqu’au Pla des Estagnols et Pyrénées 2000. Nous croisons le GR 10 mais ne le prenons pas: trop caillouteux. Nous préférons suivre le sentier qui mène au Coll del Pam et son belvédère.

Nous remontons enfin les pistes de ski de Font-Romeu jusqu’au Roc de la Calme, point culminant de notre ascension, à 2213m. Évidemment le point de vue est formidable: d’un côté toute la Cerdagne, de l’autre le lac des Bouillouses, le Carlit à sa gauche et le Canigou très loin à droite.

Devant l’heure qui avance nous décidons de ne pas aller jusqu’au lac des Bouillouses et de nous contenter du panorama que nous en offre le Roc de la Calme. En effet nous devons maintenant descendre dans la vallée de la rivière d’Angoustrine et rejoindre si possible un des abris proches de l’église Sant Marti d’Envalls (7km de distance et 600m de descente). Bien nous a pris! Car la descente commence par des pistes de ski, assez raides pour que nous mettions pied à terre et que nous y passions à peu près une heure! Ensuite, nous prenons le GR du Tour du Carlit. Le premier kilomètre dans le fond de la vallée est très agréable: c’est plat, herbeux, nous pouvons trotter. Mais le kilomètre suivant est parsemé de zones marécageuses où les chevaux s’embourbent. Et la suite est encore pire pour ne pas dire épouvantable, c’est une succession d’éboulis, stabilisés par de la terre mais dont les chevaux doivent enjamber les blocs à pas comptés. Épuisant pour les chevaux et pour nous aussi, avec la crainte permanente qu’ils ne se blessent. Et dire que le TopoGuide indiquait essentiellement des traversées de pentes herbeuses! Deux kilomètres avant la fin, le sentier traverse la rivière d’Angoustrine sur un pont mégalithique, le pont dels Empedrats.

Derniers éboulis affreux avant le Pla de Miró, deux orris accessibles mais il y a des vaches et des chevaux tout autour donc nous continuons (il est déjà 18h30). Le pont de la Casa Blanca, qui doit nous permettre de retraverser la rivière, se révèle être une passerelle métallique, trop étroite pour les chevaux mais nous trouvons rapidement un passage à gué.

Il ne reste plus que 500m de chemin pavé, très pénible encore pour les chevaux, et nous arrivons enfin à Sant Marti d’Envalls. Il y a une cabane en assez bon état, construite sur le même modèle que celle de Port de Llo. Et c’est -enfin- fini pour aujourd’hui…

Les chevaux ont été absolument remarquables cet après-midi.
Hier, nous avions levé toute une compagnie de perdrix rouges. Aujourd’hui ce sont deux cerfs qui ont détalé devant nous dans la forêt de pins. Le premier devait avoir 4 ans, le second 6 ou 7. Le brame de leurs congénères ne nous a d’ailleurs pas quittés de toute la descente.

Total distance: 25.11 km
Max elevation: 2215 m
Min elevation: 1546 m
Total climbing: 1015 m
Total descent: -968 m
Total time: 09:58:23
Download file: 2017-10-12.gpx

Distance totale: ~669km

Entre Cerdagne et Capcir

Encore une surprise pour nous ce matin: nous nous croyions seuls sur la zone pastorale, mais une pouliche comtoise est arrivée suivie de deux vaches gasconnes. Heureusement nous avions fermé la barrière de leur parcelle hier soir. Puis est arrivé Michel Comas, président du groupement pastoral de Port de Llo et propriétaire des bêtes. D’abord surpris et un peu contrarié de nous trouver là, il a rapidement engagé la discussion…qui s’est prolongée trois bons quarts d’heure. Entre-temps le reste du troupeau est arrivé et en particulier le taureau.

Du coup, bien que n’ayant pas de clôture à ranger, nous sommes quand même partis après 10h00.

Nous avons suivi le GR de Cerdagne jusqu’à Eyne puis l’avons abandonné au profit du GR 36 afin de pousser plus avant vers l’est et la limite orientale de la Cerdagne. Nous avons ainsi passé Eyne 2600 (ne vous y trompez pas, 2600 c’est le sommet des pistes, la station elle-même est à 1770!), puis traversé la forêt de pins jusqu’à la descente sur Planès.

Planès est connu pour sa petite église de forme triangulaire dont l’origine a fait couler beaucoup d’encre.

 

Nous avons laissé là le GR 36 pour emprunter «les balcons de la Têt», un itinéraire qui porte bien son nom car le changement de paysage est brutal: nous quittons la plaine de Cerdagne pour une vallée très encaissée et rocheuse. Le chemin descend d’abord jusqu’à la gare de Planès, arrêt sur le circuit du train jaune. Le bâtiment lui-même a changé d’affectation et nous avons rencontré les nouveaux propriétaires: John et Marie, un couple britannique charmant avec qui nous avons encore passé une bonne demi-heure à parler.

John et Marie avec Florette leur chienne patou croisée

Le chemin atteint ensuite le fond de la vallée et traverse la Têt sur un vieux pont de pierre.

La montée sur la rive gauche se fait par un sentier escarpé et assez difficile (Tim adore!), qui se termine même par des escaliers  dans le hameau de la Cassanya. Mais il offre un point de vue exceptionnel sur le pont Gisclard, magnifique pont suspendu pour le train jaune.

Pont ferroviaire suspendu: pas unique mais très rare.

Une fois la N116 franchie, la montée reprend, aussi raide et étroite, jusqu’à un canal d’irrigation que l’on longe sur quelques mètres

 

avant de trouver enfin un chemin montant de pente acceptable. Il traverse la conduite-forcée qui alimente la centrale hydro-électrique de la Cabanasse à partir du lac des Bouillouses – tous construits pour le train jaune.

La conduite-forcée en travaux: peinture

Enfin le chemin nous conduit à Sauto. Il y rejoint le chemin Vauban, lequel s’étend vers l’est en direction d’Olette et vers le nord vers La Llagonne puis Matemale. Joli belvédère sur la vallée de la Têt 

et agréable chemin, mi-empierré mi-enherbé.

Nous finissons par passer La Llagonne, porte du Capcir, et bivouacons devant Mont-Louis à la belle étoile, faute d’avoir trouvé un abri.

Total distance: 22.86 km
Max elevation: 1798 m
Min elevation: 928 m
Total climbing: 1677 m
Total descent: -1562 m
Total time: 08:39:36
Download file: 2017-10-11.gpx

Distance totale: ~642km