L’Équipement – Sellerie

Selles Barefoot:
Selle Barefoot CheyenneNathalie : modèle Cheyenne en cuir avec tapis Barefoot ‘Spezial’, sangle Barefoot ‘Stretch & Breath [sic]’.
Selle Barefoot ArizonaTimothy : modèle Arizona avec tapis Barefoot ‘Spezial’, sangle ‘Western’ en coton tressé.

Aucune blessure ni sur les chevaux ni sur nous ( même pas un bouton sous les fesses ! ). Incroyablement confortables.
Bonne tenue sur le dos des chevaux sauf sur les pentes vraiment très raides et longues, du fait de l’amaigrissement des chevaux ( pas de ventre ! ) et du poids des sacoches.

Sacoches de selle:

Précision préalable : tous les contenus craignant l’eau étaient protégés dans des sacs plastiques/poubelles à l’intérieur des sacoches, dont l’étanchéité n’est jamais parfaite.

fonte_barefoot Fontes Barefoot (nylon) sur le pommeau.

Malcommodes à installer. Accès facile  pour du contenu de petite taille: fruits, barres de céréales, gants…mais un peu trop petites pour de la randonnée au long cours. Et surtout trop fragiles.
Deux problèmes différents : pour Nathalie la couture le long des fermetures éclair a lâché au bout de quelques jours; pour Tim, l’attache basse s’est arrachée.

sacoche_barefootSacoche Trail 2 en 1 Barefoot (nylon) derrière la selle de Tim

Relativement commode à utiliser et avec une taille confortable (ne gêne pas pour se mettre en selle). Par contre, les attaches ne sont pas bien conçues : elles ne sont pas bien positionnées et les clips sont trop gros pour passer dans les anneaux de fixation de la selle. Et là aussi, les coutures sont trop fragiles. Après huit jours, Tim a jeté les sacs latéraux et les a remplacés par…

sacoche en cuirSacoches en cuir

sacoche sens devant derriereachetées chez Equi-Sport à Estancarbon. Posées -sens devant derrière- sur le siège de la selle ( fait en cuir, ça ne change pas de confort ). Très solides et pratiques, autant à positionner qu’à utiliser. Taille suffisante pour y loger l’iPad…

sacoche en polyesterSacoche double de Padd en polyester pour Nathalie

posée sur le siège de la selle après qu’une des attaches basses se soit arrachée suite à une collision avec un arbre ! Pas d’autre problème, bon volume et légère.

boudinBoudin fait maison en toile transat

attaché derrière la selle de Nathalie pour porter les vêtements. Souple et léger sur le dos du cheval, solide, mais pas très pratique pour accéder au contenu.

Le Bât
Selle synthétique, avec arçon
Fabriqué maison à partir de la selle synthétique avec arçon que Nathalie utilisait avant d’acheter la Barefoot. Naturellement, nous avons enlevé les étrivières. Nous n’avons pas voulu acheter un vrai bât, n’en ayant pas un usage régulier.

Points positifs : légère; il a été assez facile d’adapter les sacoches dessus; elle avait déjà été modifiée grâce à une cordelette pour recevoir une croupière, pour de précédentes randonnées.
Points négatifs : une attache trois-points serait plus adaptée pour la stabilité de l’ensemble; l’arçon a blessé le dos de Vermeil quand il a glissé (effet poinçon); il s’est, peut-être à cette occasion, déformé légèrement et la selle est restée un peu tordue.
Pour le prochain bât nous prendrons une selle sans arçon!

Sangle 'Norton'Les sangles dont nous disposions étant vieilles et/ou un peu abîmées, pour éviter de blesser les chevaux nous avons acheté une sangle Norton chez Padd à Toulouse quelques jours avant le départ.
Chez Padd, nous étions intéressés par une sangle «anatomique» en forme de S. Hévéa en effet blesse facilement en arrière des coudes. La vendeuse nous a conseillé une autre sangle, rectiligne, pour le même prix, n’ayant eu « que des bons retours » à son sujet. Nous avons suivi son conseil.

Hélas nous aurions dû nous y prendre plus tôt et faire des essais avant le départ, car après seulement une demi-journée de randonnée Hévéa avait les coudes comme des patates et le bord de la sangle était déjà pelé à deux endroits ! Clairement cette sangle est trop épaisse et trop rigide pour nos chevaux, car Vermeil lui aussi s’accrochait les coudes dedans le lendemain. Elle a été remplacée de suite par une autre achetée en chemin chez Équestra à Portet.
Mauvais point pour Padd – Toulouse : quand nous sommes retournés les voir avec la sangle Norton pour expliquer notre problème, ils ont seulement su répondre, offusqués, que nous étions les seuls à nous plaindre de ce modèle et que nos chevaux étaient bizarres ! Aucune marque de sympathie, aucune excuse pour un conseil de bonne foi mais inadapté. Et bien sûr aucun geste commercial…

Sangle 'Waldhausen'Chez Équestra, nous avons trouvé des rallonges de sanglons et une sangle courte de Waldhausen, très souple et dans une gaine siliconée

Cette sangle a servi parfaitement pour tout le reste de la randonnée. Les coudes d’Hévéa ont dégonflé assez vite et les petites plaies associées ont réussi à guérir malgré six à sept heures de  sanglage par jour.
Le sanglage bas s’est révélé beaucoup plus fonctionnel – il aurait même pu être encore plus bas avec profit – car les sacoches du bât descendaient le long des quartiers de la selle et ne permettaient pas de resangler facilement.
La sangle ne montre aucune trace d’usure malgré des sollicitations intenses. Par contre une des rallonges de sangle s’est rompue peu avant la fin de la randonnée; heureusement, il restait assez de longueur de cuir pour déplacer le sanglage au trou adjacent.

tapis original'amortisseur' en feutreNous sommes partis avec un tapis de selle ordinaire, doublé d’une plaque de feutre précédemment utilisée pour bâter un âne et refendue au niveau du garrot pour s’adapter au dos non-rectiligne du cheval.

Le mauvais équilibrage du bât au départ a entraîné une pression excessive sur un côté du garrot que le tapis et le feutre n’ont pas suffi à amortir : une gonfle puis une blessure sont apparues, à la fois chez Hévéa et chez Vermeil. Par ailleurs le dos de Vermeil souffrait de la contusion par l’arçon lors de sa chute. Nous avons décidé de changer les tapis et nous sommes arrêtés chez Équi-Sport à Estancarbon.

NouveauTapisNous avons pris un tapis de trek bien rembourré et anti-dérapant, plus un amortisseur d’occasion de très belle qualité (la ceinture et les bretelles ! ).

Bon choix : les blessures ont guéri et les douleurs disparu. AmortisseurL’amortisseur a dû être placé directement sur le dos du cheval et non pas entre le tapis et la selle car sinon la couture arrière du tapis, un peu rigide, frottait sur la colonne vertébrale et aurait fini par blesser.
Deux défauts cependant :
1) l’amortisseur avait tendance à glisser vers l’arrière dans les pentes.
2) la structure poreuse du dessus du tapis est trop perméable aux aiguilles de pin…qui peuvent finir par traverser.
Le tapis a montré des signes de fatigue : le revêtement anti-dérapant commençait à se déchirer à la fin du parcours et il a fallu recoudre les passages de sangle (essentiels pour le maintien du tapis à sa place). Aucune usure sur l’amortisseur.

Bricole et avaloire sur un bidonPour éviter le glissement de la selle dans les montées raides et longues, nous installions une bricole synthétique directement rattachée à la sangle (la bricole est issue d’un harnais d’attelage dont nous disposions déjà). Pour les descentes, Vermeil bénéficiait de l’avaloire du dit harnais raccordée à la sangle, associée à une croupière avec culeron qui retenait l’arrière de la selle. Pour Hévéa, le culeron de la croupière était enlevé à cause des mélanomes qu’elle a sous la queue. La croupière servait alors simplement à stabiliser l’avaloire.

Un peu encombrant quand ce n’était pas installé sur le cheval, c’est-à-dire les premiers neuf jours : nous avons craint des frottements inutiles dans les zones de plaine; rétrospectivement, nous aurions sans doute pu les mettre dès le départ, surtout si nous avions connu le « truc » du talc plus tôt (cf. Pharmacie).
Très fonctionnel, facile à mettre en tension ou à détendre selon le relief, même sans descendre de cheval. Ne semblait pas gêner les chevaux. Insuffisant pour Hévéa dans les très grandes descentes du fait de l’absence du culeron : la sangle restait en place mais la selle avançait quand même sur le garrot. Il aurait fallu pouvoir relier la selle à l’avaloire. En pratique nous avons fini par confier le bât à Vermeil quand une grosse descente était prévue.

Les Sacoches de Bât

Nathalie a réutilisé du matériel préparé pour des randonnées précédentes en l’adaptant à la selle du bât:
Bacs en plastiqueIl s’agissait de deux bacs de ±25 litres découpés dans des bidons en matière plastique. Leur rigidité facilitait le rangement du contenu, évitait son écrasement quand le cheval trottait et le protégeait des chocs contre les arbres (nombreux au début). Le bac protégeait aussi le contenu contre la pluie avec l’aide d’un sac poubelle enfilé sur le haut.

Équilibrage

Deux trous de quelques millimètres percés dans le fond de chaque bac permettaient cependant d’évacuer un liquide qui aurait coulé dedans. Enfin, une ficelle fixée en haut formait une poignée, à la fois pour porter et pour vérifier l’équilibrage des charges.
sacoche toile transatLes bacs étaient fixés sur le bât grâce à une double sacoche en toile transat dont la partie centrale reposait sur le siège de la selle et qui était sanglée sous les quartiers et derrière le troussequin. La sacoche restait fixée à la selle. Chacun des compartiments étant un peu plus grand que les bacs nous pouvions assez facilement enfiler ou retirer ceux-ci, et même glisser à côté une bouteille d’eau (1 ¼ litre).
sac à dos 60litresPar dessus la sacoche et en travers du siège de la selle était posé un sac à dos de randonnée de 60 litres pour porter, entre autres, les affaires les plus longues. Le sac était sanglé en son milieu autour de la selle, dans l’espace entre les deux matelassures de l’arçon. Une deuxième sangle, transversale au cheval, englobait le sac à dos dans sa longueur et les deux bacs, et passait sous le thorax dans la gaine de la sangle du bât.
Une bâche fabriquée avec de la toile de camion (d’occasion), pliée aux mesures des sacs et sacoches et fixée par dessus l’ensemble, protégeait contre la pluie et les branches. Elle était retenue par deux attaches au niveau des sanglons de la sangle du bât.
L’ensemble des sangles de serrage et de la bâche évitait le ballottement des bacs et assurait la stabilité du chargement…pourvu qu’il fût bien équilibré au départ.

Pour améliorer la stabilité du chargement, il aurait mieux valu avoir des bacs plus grands et/ou des sacs suspendus à côté, plutôt qu’un grand sac sur le dessus de la selle. Au fur et à mesure de la randonnée, nous avons modifié la distribution des contenus pour ne laisser que le minimum dans ce grand sac de 60 litres : tente, piquets de clôture et les deux sacs de couchage. Nous avions choisi pour ça un sac à dos de randonnée afin de pouvoir transporter nous même du matériel s’il avait fallu soulager le cheval ou se séparer en cas d’urgence (cheval blessé/immobilisé…). Heureusement la situation ne s’est pas présentée, et le sac nous a en fait  gênés à cause de l’encombrement de la ceinture matelassée.
La bâche, un peu compliquée à concevoir, était indispensable. Grâce à elle, nos affaires sont restées sèches pendant la marche, malgré la pluie soutenue que nous avons subie pendant les douze premiers jours. Elle était un peu lourde et rigide mais c’était plutôt un avantage pour sa tenue au vent et sa résistance aux accrocs. Il nous a quand même fallu plusieurs jours pour trouver la méthode optimale de fixation. Elle nous a aussi servi à protéger les selles pendant la nuit.La bâche

Les Filets de Tête

Le cheval bâté avait aussi un licol en cordelette et était tenu par une longue longe de ±5 mètres, ce qui permettait d’amortir les variations d’allure des deux chevaux et de donner du mou pour le franchissement des obstacles. L’excédent de longueur était replié dans la main.  Nous tenions le cheval de bât à tour de rôle.

Nos chevaux sont toujours montés sans mors, depuis des années, et ils apprécient beaucoup de ne plus avoir ce corps étranger dans la bouche (comme tous les chevaux). Ils portaient là leur harnachement habituel.
Par contre ils ont dû apprendre tous les trois à mener et/ou être mené à la longe: ne pas dépasser le cheval meneur, démarrer en même temps que lui, ne pas s’emmêler dans la corde quand elle pend, ne pas s’affoler de la corde qui bat dans les jambes ou sur la croupe…
La corde a d’ailleurs souffert des piétinements, que ce soit en marchant ou lors des pauses quand nous laissions les chevaux en liberté avec pour seule entrave la dite corde qui traîne au sol (Fleur avait dans ces moments-là  la corde de réserve, identique, et l’autre cheval monté avait simplement les rênes -en corde elles aussi- détachées à un bout). Vermeil est celui qui a eu le plus de mal à apprendre à ne pas tirer sur la longe quand il marche dessus, mais plutôt à reculer.
Les licols en cordelette ont très bien tenu le coup et n’ont pas blessé les chevaux. Le filet de Fleur, très confortable lui aussi, a souffert d’un moment d’inattention: une attache sur la rêne a cassé (mais a été réparée avec un lien de cuir).